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Les réseaux sous-marins

Le 24 avril 2009

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Les câbles sous-marins sont des câbles posés sur le fond marin. Ils sont destinés principalement à acheminer des télécommunications ou à transporter de l'énergie électrique.


Les réseaux sous-marins

Partie 1 Les différents usages des câbles sous marins
Partie 2 La pose d’un câble sous marin
Partie 3 Les dommages aux câbles sous marins

Transport d'énergie
Les câbles sous-marins électriques sont aussi utilisés pour relier les îles au continent, pour acheminer l'électricité produite dans les parcs éoliens en mer (parcs offshore) ainsi que l'alimentation électrique des plate-formes pétrolières. Ces câbles permettent de transporter l'énergie (courant alternatif ou continu) sous des tensions comprises entre 30 kV et plus de 400 kV.


- Télécommunications
Pour éviter la saturation de leurs réseaux sur terre, les opérateurs de télécommunications ont recourt aux océans pour tracer des voies sous-marines abritant leurs ouvrages. Les océans, qui recouvrent plus de 70 % de la surface du globe, sont sillonnés par des réseaux câblés sous-marins qui relient entre eux les continents et les contrées éloignées. Plus de 90 % du trafic Internet mondial transite par des fibres optiques sous-marines reliant les différents continents du globe. Près de 488 000 kilomètres de câble - soit environ onze fois le tour de la Terre - recouvrent les océans.
Aujourd'hui l’installation sur tous les continents des réseaux Internet, des réseaux téléphoniques et des réseaux professionnels de télévision numérique se fait grâce aux câbles sous-marins reliant les côtes. La mondialisation de l’économie et l’expansion d’Internet et l’arrivée de nouveaux services de télécommunication (Internet haut débit + vidéo à la demande + voix) ont entraîné l’essor des communications à l’échelon mondial.
L’accroissement des réseaux sous-marin est en grande partie la réponse aux besoins de télécommunications en très forte croissance entre l'Asie du Sud-Est, le sous-continent indien, le Moyen-Orient et l'Europe. Les principales demandes concernent les infrastructures reliant l'Asie au reste du monde. Jusqu'à présent, les liaisons transatlantiques avaient été privilégiées mais aujourd'hui c'est en Chine, en Inde, en Malaisie ou au Vietnam que le nombre d'internautes progresse le plus vite. Par ailleurs, de nombreux pays installent un réseau pour désenclaver leurs populations et lutter contre la fracture numérique.
Ce développement se ressent bien sûr auprès des équipementiers de télécommunications. En France, on peut citer Alcatel-Lucent, qui pour l’année 2008, enregistrait une baisse de son chiffre d'affaires (17,8 milliards d'euros en 2007). Mais Alcatel-Lucent Submarine Networks, une petite entité constituée essentiellement d'une usine à Calais multiplie sa production par deux tous les ans depuis trois ans. Alcatel-Lucent profite donc totalement de l'explosion récente du trafic Internet mondial.
Les opérateurs investissent dans les réseaux sous-marins afin d’éviter des coupures prolonger (comme ce fut le cas par exemple fin 2006 lorsqu’un tremblement de terre à Taïwan avait privé l'Asie d'Internet pendant plusieurs jours, ou encore début 2008 suite à une rupture de câbles entre l'Asie et l'Europe).


- Des réseaux scientifiques
Les réseaux sous-marins sont capables de transporter d’énormes volumes de données tout en restant relativement sobres sur le plan énergétique. C’est pourquoi ils s’avèrent être des solutions intéressantes pour les observatoires scientifiques sous-marins. Une compréhension plus approfondie des océans, (les séismes, les changements climatiques et les sources d’énergie, etc.) suscite l’intérêt pour ces nouveaux observatoires sous-marins. Dans ce contexte, les réseaux câblés sous-marins s’imposent comme la solution par excellence pour la création d’infrastructures telles que des télescopes sous-marins ou des observatoires câblés. De tels réseaux permettent de partager des données à des scientifiques, mais évitent aussi d’organiser des campagnes d’observation en mer d’une grande complexité. Le réseau sous-marin est en effet relié à des stations scientifiques terrestres. Des nœuds du réseau envoient des signaux aux stations chaque fois que des mouvements du fond marin sont détectés. Ces signaux sont transmis par la fibre sous la forme d’impulsions optiques qui peuvent ensuite être interprétées et déchiffrées, par exemple dans le domaine de la prévention sismique. Des équipements électriques assurent le transfert du signal électrique et optique sur toute la longueur du câble. La même procédure est utilisée pour connecter les sites gaziers et pétroliers terrestres et offshore.


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