Parfois les réseaux peuvent faire l'objet d'actualités étonnantes, voire insolites. Avec ces quelques brèves, nous vous proposons ainsi de porter un autre regard sur les canalisations qui nous entourent...
Partie 1
Passer une nuit dans une canalisation
Partie 2
Une vache en cavale dans les égouts
Partie 3
La Russie n’exporte pas que du pétrole
Partie 4
Veolia Environnement : un don de 21 000 € dans les égouts
Partie 5
Rouler "propre" grâce aux égouts à Oslo
Partie 6
Visite publique des égouts de Paris
Le Dasparkhotel, qui a rouvert ses portes pour la 3ème année consécutive le 4 mai, n’est pas un hôtel comme les autres. Ici, finies les nuits dans une chambre à coucher tout confort, place à l’insolite puisque les visiteurs sont invités à dormir dans des tubes de béton, servant habituellement à l’aménagement des canalisations. Visite de ce lieu original situé en Autriche au bord du Danube.
Attention, ce lieu est à bannir pour les claustrophobes mais à conseiller aux amateurs d’expériences insolites. Le Dasparkhotel n’en finit pas de séduire ses visiteurs.
Déjà la troisième année que le concept original de cet hôtel fait recette. Mais de quoi s’agit-il exactement ? C’est simple : cet hôtel, situé au bord du Danube à Ottensheim en Autriche se veut avant tout un endroit convivial, hospitalier et étonnant selon le concepteur Andrea Strauss. En effet, le lieu est composé de chambres fabriquées à l’aide de tuyaux de béton, qui servent habituellement à l’aménagement des canalisations.
Un lit double et des sacs de couchage
Fermés aux extrémités grâce à des panneaux de bois, les tubes sont posés en pleine nature de manière à offrir aux visiteurs calme et repos. A l’intérieur, un lit double, une couverture en laine, des sacs de couchage, un espace de rangement et un éclairage d’appoint. Un équipement précaire mais qui va de paire avec le lieu. Quant aux sanitaires (douches et WC), ils se trouvent à l’extérieur dans des espaces publics. De plus, chaque tube est doté d’un code personnel pour assurer la sécurité de la chambre.
Un système tarifaire insolite
Autre originalité du lieu : son tarif. Alors que le petit-déjeuner et les commodités sont pris en charge par les institutions des alentours, l’hôtel propose un procédé de paiement pratique. "Nous utilisons un système qui laisse aux clients le choix de donner ce qu’ils veulent et ce qu’ils peuvent en pensant bien sûr qu’ils soutiendront notre projet", soulignent les créateurs du Dasparkhotel. En effet, une nuit peut coûter aussi bien 1 euro que 1.000 euros, au bon vouloir des clients.
Pour profiter de cet espace, il suffit de choisir une date entre le mois de mai et le mois d’octobre. Sans oublier de prendre avec soi son esprit aventurier !
Source :http://www.dasparkhotel.net
L'échappée belle a mal fini pour elle. Au prix d'une invraisemblable cavale dans les égouts, une vache échappée de l'abattoir de Noeux-les-Mines n'en a pas moins trompé pendant 36 heures son destin de viande de boucherie.
Les recherches entreprises mardi vers 9 heures pour retrouver la fuyarde n'ont abouti qu'hier en fin d'après-midi. L'animal, qui après avoir enfoncé une clôture avait tenté de se faire la belle avec l'une de ses congénères à travers la rue du Pré, s'était évanoui dans le paysage, alors que sa compagne d'évasion était rattrapée.
La présence de poils et de traces de sang à l'entrée de la Loisne canalisée, en contrebas de la ligne de chemin de fer, laissait supposer que le bovin avait fui le couteau dans cette partie du réseau d'assainissement collectant des eaux de pluie. Les agents de la communauté de communes en ont soulevé les regards sur plusieurs centaines de mètres. Sans rien détecter.
Hier matin, une dizaine de pompiers de Béthune et de Noeux-les-Mines sont venus à leur rescousse pour explorer plus à fond les canalisations. Il leur a fallu des heures de persévérance pour finir par apercevoir la queue de la bête, coincée sous la place de l'église Saint-Martin.
Remonter à la surface cette charolaise de 600 kilos, incapable de faire demi-tour et refusant de reculer plus obstinément qu'un âne était une autre paire de manches. Redoutant l'orage dans cette partie basse de la ville, les pompiers préconisaient de faire vite. Les salariés de l'abattoir, exploité par le groupe agroalimentaire Bigard, se refusaient à envisager l'idée de débiter l'animal dans un espace aussi réduit.
Finalement, alors que la bête était anesthésiée par un vétérinaire, puis euthanasiée, il a été décidé de faire intervenir une entreprise de travaux publics pour ouvrir une tranchée. La police a isolé les lieux de l'intervention en plein centre-ville, en bordure de la route de Béthune à Arras.
Une plaque de béton ayant freiné la progression du marteau piqueur, il était plus de 21 heures quand un espace suffisamment vaste a été dégagé. Un quart d'heure plus tard, hissée par le bras d'une pelle mécanique, l'aventurière retrouvait le plancher des vaches que ses sabots n'useront plus. En s'enfonçant dans les entrailles de la cité minière, peut-être cherchait-elle la route de ces Indes noires que Jules Verne avait situées dans une mine de charbon. Dans le fol espoir que dans ces Indes-là aussi la vache était un animal sacré respecté du couteau du boucher. Elle s'est cassé le museau sur une impasse.
Date : 07/08/2008
Source : http://www.lavoixdunord.fr
Onze personnes accusées d’avoir construit un pipeline à vodka de 1,6 km à la frontière russo-estonienne ont été déférées devant la justice estonienne. Quelque 6 200 litres d’alcool distillé illégalement aurait transité par cet assemblage de tubes de plastique installé entre les villes de Narva, en Estonie, et d’Ivangorod, en Russie. Les prévenus russes et estoniens auraient ainsi économisé 900 000 couronnes estoniennes (quelque 57 000 euros) de taxes. Depuis que l’Estonie a rejoint l’Union européenne, en 2004, la vodka y est devenue beaucoup plus chère : les bouteilles y coûtent trois fois plus cher que de l’autre côté de la frontière. Les buveurs estoniens ont beau être habitués aux tord-boyaux, les contrebandiers, arrêtés en 2004, ont eu bien du mal à écouler leur stock. Jugée imbuvable à Tallinn, leur vodka a finalement trouvé preneur dans une ville universitaire, Tartu. Les suspects encourent cinq ans de prison. Une sanction qui ne décourage pas les trafiquants. En 2006, un pipeline encore plus long – 2,5 km – avait été découvert en Estonie. La vodka de contrebande cause de sérieux problèmes de santé dans les Etats baltes : en 2001, rappelle The Times, 67 personnes sont mortes après avoir bu de l’alcool frelaté au méthanol. Les contrebandiers estoniens ne sont pas des pionniers en matière d’alcooloduc : en 2004, l’on a découvert un pipeline de 3 km servant à acheminer de la vodka entre la Biélorussie et la Lituanie, rappelle le journal en ligne Iantarnyi Kraï.
Date : 25/09/2008
Source :
http://www.courrierint.com
Selon 'La Dépêche du Midi', le mystère qui entourait la découverte de 21.000 Euros qui bouchaient une canalisation d'eaux usées dans une résidence de Onet-le-Château, a été levé. Le quotidien relate le fait qu'autour de la mi-août, un technicien de Veolia, appelé pour un égout bouché, avait eu la surprise de voir sortir de nombreuses petites coupures et autres morceaux de billets, pour un montant total de près de 21.000 Euros !
Après des investigations menées auprès de la Banque de France, ces billets n'étaient ni faux, ni répertoriés. Après enquête, il s'est avéré qu'un des habitants de la résidence, ayant agi sous le coup d'un état dépressif, a déclaré avoir voulu se débarrasser d'une somme d'argent lui appartenant, s'élevant à environ 60.000 Euros selon le parquet de Rodez.
Date : 01/09/2008
Source : http://www.boursier.com
La clé de l'énergie "propre" se trouverait-elle au tréfonds des égouts? L'idée fait son chemin dans la ville d'Oslo qui envisage de mettre en service des bus roulant au biogaz extrait des eaux usées.
A compter de l'été 2010, de nouveaux bus devraient sillonner l'agglomération de la capitale norvégienne, alimentés par un carburant produit dans un bel élan collectif, mais sans doute à leur insu, par les habitants.
"On gagne sur tous les tableaux: ça présente un bilan carbone neutre, ça ne pollue presque pas, c'est moins bruyant et c'est renouvelable à l'infini", explique à l'AFP Ole Jakob Johansen, un responsable du projet au sein de la municipalité.
Le carburant, le méthane généré par la fermentation des boues, proviendra de la station d'épuration de Bekkelaget, qui voit transiter les déjections de 250.000 citadins.
"En allant aux toilettes, une personne produit huit litres d'équivalent diesel par an. Cela semble peu mais, multiplié par 250.000, ça permet de faire rouler 80 bus, à raison de 100.000 km chacun", souligne M. Johansen.
Comparé au diesel, le biométhane ou gaz naturel pour véhicules (GNV) représente une grande avancée: outre sa neutralité en carbone, il permet une réduction de 78% des émissions d'oxyde d'azote et de 98% particules fines, deux facteurs de maladies respiratoires notamment, et de 92% du bruit.
A des tarifs compétitifs selon M. Johansen qui, tous investissements compris, chiffre à 0,72 euro le coût de production d'un litre d'équivalent diesel, alors que le prix à la pompe du diesel dépasse 1 euro en Norvège.
"Le carburant est moins cher mais le prix d'achat des nouveaux bus et leurs coûts d'entretien sont plus élevés. Au total, le surcoût est d'environ 15%", relativise Anne-Merete Andersen chez Ruter, le gestionnaire des transports publics d'Oslo.
Par rapport au bioéthanol de première génération produit à partir de céréales ou de plantes sucrières, le biométhane présente aussi le gros avantage de ne pas entrer en concurrence avec la satisfaction des besoins alimentaires, ni de requérir d'engrais ou de précieuses ressources d'eau.
Chez les défenseurs de l'environnement, on se frotte les mains.
"On attendait cela depuis longtemps. C'est extrêmement bon à la fois pour le climat mais aussi pour la qualité du milieu urbain", se félicite Olaf Brastad, un haut responsable de l'organisation Bellona.
"Je ne vois absolument aucun désavantage. Au contraire, on utilise de manière optimale une énergie renouvelable qui était là depuis toujours et qui n'attendait qu'à être exploitée", ajoute-t-il.
Etendue à l'autre station d'épuration d'Oslo et complétée par la fabrication de biogaz à partir de déchets alimentaires, l'initiative permettrait de fournir assez de biocarburants à l'ensemble des 350 à 400 bus roulant dans la capitale.
"Si toute notre flotte passait au biométhane, les émissions de CO2 seraient réduites d'environ 30.000 tonnes par an", indique-t-on chez Ruter.
La formule est déjà testée avec succès dans plusieurs villes, dont Lille (nord de la France) et Stockholm, où 70 bus carburent aujourd'hui au biométhane.
"Il y a eu quelques problèmes de jeunesse au départ mais maintenant que ces difficultés sont résolues, on constate que c'est un carburant qui marche bien", affirme Sara Anderson, une spécialiste des biocarburants de SL, l'opérateur de transports collectifs de la capitale suédoise.
Et, face aux dernières réticences, M. Johansen l'affirme catégoriquement: "Ca ne dégage absolument aucune odeur".
Date : 16/03/2009
Source :http://fr.news.yahoo.com
Historique des égouts
C'est vers 1200 que Philippe Auguste fait paver les rues de Paris et prévoit, en leur milieu, une rigole d'évacuation.
Dès 1370, Hugues AUBRIOT, prévôt de Paris, fait construire, rue Montmartre, un égout voûté et maçonné qui rejoint le ruisseau de Ménilmontant.
Le réseau se développe alors lentement au fil des siècles et il faut attendre 1850, avec l'arrivée du Baron HAUSSMANN, préfet de la Seine, et de l'ingénieur Eugène BELGRAND, pour que se développent le réseau d'égouts actuel et l'approvisionnement en eau de Paris.
Ainsi sont constitués un double réseau de distribution d'eau (potable et non potable) et un réseau d'égouts dont la longueur atteint 600 km en 1878.
Les successeurs de BELGRAND complètent et développent le réseau parisien qui est composé actuellement de 2100 km de galeries techniques.
L'ensemble de cet historique est retracé par la visite grâce à un cheminement didactique au sein des différentes techniques d'assainissement et des améliorations de la qualité de l'eau, de l'époque du LUTECE au Paris d'aujourd'hui.
A chaque époque, on peut découvrir :
- l'évolution de Paris
- ses principes d'alimentation en eau potable
- ses techniques d'assainissement
- son bilan écologique.
Déroulement de la visite
Elle s'effectue au travers de galeries aménagées qui permettent de faire découvrir aux visiteurs une partie du réseau d'égouts.
La visite est organisée au coeur du réseau et l'on peut y voir le collecteur de l'avenue Bosquet, l'égout élémentaire de la rue Cognacq-Jay, le déversoir d'orage de la place de la Résistance ou encore le point de départ de l'émissaire sud qui emmène une partie des eaux usées de la rive gauche vers la station d'épuration d'Achères.
En outre, de nombreuses maquettes ou engins réels utilisés hier comme aujourd'hui sont exposés tout au long des salles aménagées et des couloirs du circuit de visite.
On peut ainsi découvrir un "wagon-vanne" pour le curage des égouts, un "bateau-vanne" qui opère dans les grands collecteurs ou bien encore une ancienne pompe de relevage des eaux.
Informations pratiques
Visite des égouts
Pont de l'Alma, rive gauche, Face au 93 quai d'Orsay. 75007 Paris
Tél. : 01 53 68 27 81
Source : http://www.paris.fr