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Arrêt de la centrale nucléaire de Chooz

Le 26 août 2020


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Selon un accord entre la France et la Belgique, la sécheresse actuelle oblige à garder l’eau pour les consommateurs belges




La sécheresse n’a pas que des conséquences sur le secteur agricole. Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz dans les Ardennes ont été mis à l’arrêt, l’un vendredi minuit puis l’autre lundi soir, en raison du faible débit de la Meuse. Cette décision a été prise « compte tenu des prévisions météorologiques actuelles et conformément à l’accord entre la France et la Belgique », a indiqué EDF.


Les Belges prioritaires


« Le placement et la durée de cet d’arrêt pour contraintes environnementales seront modifiés en fonction de l’évolution des prévisions météorologiques », a précisé l’entreprise. L’accord transfrontalier entre la France et la Belgique détermine les seuils de débit d’eau de la Meuse pour permettre aux utilisateurs belges (industriels, acteurs du tourisme, collectivités locales…) de disposer en permanence d’une ressource en eau suffisante pour leurs activités ou installations, rappelle EDF dans le magazine de la centrale disponible en ligne.


Selon cet accord, lorsque la moyenne sur 12 jours glissants du débit aval journalier de la Meuse descend en dessous de 22 m3/seconde, une unité de production doit être arrêtée. Et si sur la même période, le débit passe sous les 20 m3/seconde, les deux unités de production doivent être arrêtées. L’unité de production numéro un avait d’ailleurs déjà été stoppée plusieurs jours à l’automne 2018, pour les mêmes raisons.


La centrale nucléaire de Chooz, située en bord de rivière, est dotée de deux réacteurs de 1.450 MW chacun, mis en service en 1996 et 1997. Avec 17,9 milliards de kilowattheures produits en 2019, elle représente près de 4,7 % de la production nucléaire française d’EDF. En termes de sûreté nucléaire, le débit de la Meuse nécessaire pour garantir le refroidissement des installations est de l’ordre de 6 m3/seconde.


Source : www.20minutes.fr



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