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EDF s'adapte aux changements climatiques

Le 09 septembre 2019


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Pour s'adapter aux périodes de sécheresse plus longues et aux crues plus fréquentes, le groupe souhaite adapter la gestion de son parc hydroélectrique.




EDF adapte la gestion de son parc hydroélectrique français aux effets du changement climatique mais ne prévoit pas à ce stade d'impact significatif en matière de production, a déclaré vendredi Yves Giraud, directeur des activités hydrauliques du groupe.


Bien que confronté à un été exceptionnellement chaud marqué par deux épisodes de forte canicule, l'électricien public estime que le niveau de ses retenues d'eau en France n'est en moyenne que de 2% inférieur à la normale actuellement grâce à des décisions prises largement en amont.


Déterminer quand utiliser les réserves


Au-delà d'un travail quotidien de prévision météorologique ou de mesure du débit des rivières, EDF calcule en hiver la teneur en eau des manteaux neigeux et prévoit quel sera l'apport de leur fonte au printemps, ce qui lui permet de déterminer quand et à quel point il doit utiliser les réserves de ses retenues, ou au contraire les préserver.


«Nous avons limité la production d'électricité cet été en dehors des périodes d'extrêmes pointes (de consommation)», a dit Yves Giraud lors d'une rencontre avec la presse. «Globalement, nous ne voyons pas d'impact fort (du changement climatique) sur la production d'électricité», a-t-il toutefois ajouté. «On a pu faire des corrections par le passé(...), mais nous n'avons pas aujourd'hui de nouvelles corrections à faire.»


Si EDF n'a pas constaté de tendance nette liée au changement climatique en matière de précipitations, il souligne la forte variabilité de celles-ci, à la fois spatiale et temporelle. Le groupe fait aussi état d'une hausse significative des températures depuis les années 1980, particulièrement marquée au printemps, qui augmente l'évaporation de l'eau.


EDF a dû s'adapter au cours des six premiers mois de 2019 - deuxième semestre le plus sec des 30 dernières années - ce qui s'est traduit par une chute de sa production hydroélectrique française de 31,6% par rapport à la même période de 2018, au cours de laquelle le groupe avait au contraire bénéficié d'importantes chutes de neiges et de pluie.


Source : www.lefigaro.fr



Thèmes : autre eau electricite
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