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Engie et les tarifs réglementés du gaz

Le 18 septembre 2018


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Engie a salué lundi le choix par le gouvernement d'une extinction « progressive » des tarifs réglementés du gaz que le groupe applique à des millions de foyers et a demandé que les clients soient informés avec « pédagogie ».




A la suite d'un amendement du gouvernement à la loi Pacte adopté en commission à l'Assemblée nationale ce week-end, le gouvernement pourra décider par ordonnance de l'extinction du tarif réglementé de vente (TRV) du gaz naturel au 1er juillet 2023. Cela fait suite à une décision du Conseil d'Etat, qui les avait jugés l'an dernier contraires au droit européen.


« Engie salue le choix du gouvernement d'une transition progressive », indique le groupe dans une déclaration transmise à l'AFP.


« Les consommateurs connaissent mal le marché de l'énergie. Il convient d'accompagner, par des actions de pédagogie et d'information, les plus de 4 millions de clients disposant d'un contrat de gaz aux tarifs réglementés », poursuit-il.


Selon le dernier pointage de la Commission de régulation de l'Energie (CRE), il reste en France plus de 4,5 millions de foyers au TRV gaz sur un total de 10,7 millions. Ces tarifs sont appliqués essentiellement par Engie (ainsi que par les entreprises locales de distribution), qui propose aussi des offres de marché à prix libres.


Engie dit encore rester « dans l'attente de connaître les conditions et modalités précises qui viendront encadrer la fin des TRV gaz et qui seront contenues dans la future ordonnance du gouvernement ».


Le gouvernement aura six mois à compter de la promulgation de la loi pour prendre ses ordonnances dans ce dossier. Le projet de loi Pacte sera examiné dans l'hémicycle à compter du 25 septembre.


« L'ordonnance sera prise dans les meilleurs délais, et a été discutée avec toutes les parties prenantes qui y ont trouvé un compromis équilibré et protecteur des consommateurs », a commenté de son côté le ministère de la Transition écologique et solidaire.


L'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), qui regroupe des opérateurs alternatifs, a pour sa part critiqué le fond de l'amendement. « Il n'y a aucune bonne raison d'attendre 2023 » pour l'extinction des TRV, a jugé son président Fabien Choné, interrogé par l'AFP.


Il a aussi regretté « un accès aux données (des clients), qui n'est à ce stade pas garanti » et le « très peu de garanties sur les modalités de communication ». Autre sujet d'inquiétude pour l'Anode : le sort des clients qui n'auront pas abandonné les TRV au moment de leur extinction, qui pourraient basculer automatiquement sur une offre de marché chez Engie.


Contrairement à ce qu'il avait décidé pour le gaz, le Conseil d'Etat avait pour l'essentiel validé en mai le principe de tarifs régulés pour l'électricité.


Si ce tarif « bleu » d'EDF reste donc valable pour les particuliers et les petits professionnels, l'amendement précise toutefois quelles sont les entreprises qui en perdront le bénéfice.


« Il est envisagé l'extinction des tarifs réglementés pour les sites des grandes entreprises  se déroule sur 1 an », ces grandes entreprises étant celles de plus de 5.000 salariés ou ayant un chiffre d'affaires de plus de 1,5 milliard d'euros, indique l'amendement.


Une définition « totalement déraisonnable », selon l'Anode, qui souligne que l'Union européenne avait placé la barre à 50 salariés et 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.


Source : www.cbanque.com




Thèmes : gaz
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