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Engie va céder ses dernières centrales à charbon

Le 21 janvier 2019


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L'énergéticien français Engie s'apprête à céder ses quatre dernières centrales électriques fonctionnant au charbon en Europe, situées en Allemagne et aux Pays-Bas, au fonds américain Riverstone pour 250 millions d'euros, selon le journal Les Echos à paraître lundi.




La transaction, qui devrait être annoncée dans les prochains jours selon le quotidien économique citant des sources proches du dossier, concerne trois centrales à charbon en Allemagne, à Wilhemshaven et Farge (nord du pays) et Zolling en Bavière (sud), ainsi qu'une quatrième à Rotterdam, aux Pays-Bas. Interrogé dimanche soir par l'AFP, un porte-parole d'Engie n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette information, sans la démentir non plus.


Cette transaction, déjà évoquée par l'agence d'information financière Bloomberg il y a quelques jours, représenterait une cession de 2,3 gigawatts de capacités de génération d'électricité, soit environ 2% du total d'Engie, toujours selon Les Echos. Engie avait annoncé il y a trois ans qu'il comptait sortir du charbon pour se concentrer sur des moyens de production d'électricité moins polluants pour l'atmosphère, à partir de gaz, de nucléaire et d'énergies renouvelables, et sur les services énergétiques. Cette stratégie, qui s'est déjà traduite par diverses cessions ou fermetures de sites aux Etats-Unis, en Australie, en Indonésie, en Thaïlande ou encore en Pologne, ne concerne toutefois pas des projets de centrales à charbon au Chili, au Brésil et au Maroc, lancés avant l'annonce d'Engie à l'automne 2015 de ne plus s'engager dans des contrats de ce type à l'avenir.


Mardi dernier, réagissant aux premières informations de Bloomberg sur la cession à Riverstone, l'ONG environnementale Les Amis de la Terre avait regretté qu'Engie fasse le choix de revendre ses dernières centrales à charbon en Europe plutôt de les fermer et d'en assumer les coûts de dépollution. L'Etat français étant le premier actionnaire d'Engie (à hauteur de 24% de son capital), l'ONG en avait alors appelé "à la responsabilité du gouvernement français" pour empêcher la revente de ces centrales et "sécuriser" leur fermeture à la place.


Source : www.lefigaro.fr




Thèmes : electricite
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