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Eolien en mer : La filière française menacée

Le 09 avril 2018


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Cinq dirigeants d’entreprises de la filière de l’éolien en mer protestent, dans une tribune au « Monde », contre la volonté du gouvernement de renégocier les prix des marchés conclus il y a cinq à sept ans, au risque de retarder les chantiers.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/15/eolien-en-mer-le-developpement-et-la-perennite-de-l-ensemble-de-la-filiere-francaise-sont-menaces_5271326_3232.html#WJDFlHQYHyhxQ8B8.99




Alors que le gouvernement envisage la possibilité de renégocier les appels d’offres dans l’éolien en mer organisés en 2011 et 2013, nous, acteurs-clés du secteur, alertons sur les conséquences d’un énième coup de frein à une filière porteuse de développement économique pour la France.


Le marché de l’éolien en mer est aujourd’hui une réalité. Les énergies renouvelables représentent chaque année plus de la moitié des nouvelles capacités énergétiques installées dans le monde. L’éolien en mer bénéficie à lui seul d’une croissance exceptionnelle : d’ici 2030, la puissance électrique installée devrait atteindre 100 GW selon les projections, presque six fois plus qu’aujourd’hui (17 GW) !


Un rôle capital à jouer

Sous l’impulsion de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne, l’Europe est moteur de cette croissance avec une augmentation spectaculaire des capacités de production de 25 % en 2017, selon le rapport de l’association Wind Europe « Wind in Power 2017 – Annual Combined Onshore and Offshore Wind Energy Statistics » (Secteur éolien 2017 – Statistiques annuelles combinées de l’éolien terrestre et en mer).


Les Etats-Unis ont également opéré un tournant dans ce secteur, avec le projet de Block Island – une ferme éolienne au large de l’île située dans l’Etat du Rhode Island –, et les ambitions des Etats du Massachusetts, de New York, du New Jersey et du Maryland d’ajouter au total 8 GW de capacités de production d’ici à 2030. De même, la Chine s’est fixé un objectif de 5 GW de puissance installée au large de ses côtes d’ici à 2020.


Dans cette nouvelle dynamique porteuse de formidables défis en termes d’innovation, de technologies, de capacités de production et d’exportation, la France a un rôle capital à jouer. Aujourd’hui, nous, industriels majeurs de l’éolien en mer, fournisseurs de turbines, constructeurs de fondations métalliques et béton, armateurs, constructeurs navals, sommes fiers de participer à la structuration...

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/




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