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Éolien flottant : 18 députés alertent le 1er ministre

Le 03 décembre 2018


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Les appels d’offres envisagés dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) s’agissant des Énergies marines renouvelables (EMR), et en particulier de l’éolien flottant, manquent singulièrement d’ambition, selon 18 députés bretons de la majorité présidentielle qui expriment leurs préoccupations dans un courrier adressé au Premier ministre.




À l’initiative de Jean-Charles Larsonneur, le député LREM de la 2e circonscription du Finistère, 18 députés viennent d’adresser un courrier au Premier ministre. Ces parlementaires se disent « préoccupés » suite aux premières annonces dévoilées dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) s’agissant des Énergies marines renouvelables (EMR), et en particulier de l’éolien flottant.


Selon les éléments communiqués aux Assises de la Mer à Brest le mercredi 28 novembre, seraient envisagés à ce stade deux appels d’offres de 250 MW, l’un en 2021 en Bretagne Sud, l’autre en 2022 en Méditerranée, pour un prix de 110-120 € le MW. D’autres appels d’offres seraient prévus jusqu’en 2024 pour un total de 500 MW, puis sur un rythme de 500 MW par an à partir de 2025.


« Des annonces insuffisantes »


« Ces annonces nous paraissent notoirement insuffisantes pour répondre à l’ambition de développer une véritable filière industrielle compétitive de l’éolien flottant en France », écrivent les 18 députés bretons qui rappellent les objectifs fixés par les régions françaises, à savoir l’installation de 4 GW d’éoliennes flottantes sur le territoire national d’ici à 2030.


Le différentiel est particulièrement élevé dans la péninsule bretonne qui prévoyait 1,5 GW à elle seule. « À cet égard, nous déplorons que l’appel d’offres initialement prévu en 2019 pour la Bretagne Sud soit décalé à 2021 pour 250 MW seulement, alors que nombre d’acteurs considèrent que 750 MW sur cette période seraient un minimum pour initier une filière pérenne ».


« À défaut, nous nous condamnerions à dépendre de matériels étrangers, notamment chinois », alertent les parlementaires bretons, en attirant l’attention d’Édouard Philippe sur le fait que la Région Bretagne « a consenti un investissement considérable dans l’aménagement du port de Brest, à hauteur de 220 M€, pour accueillir des installations EMR susceptibles de créer des centaines d’emplois ».


« Des milliers d’emplois sont en jeu »


« Si certains projets dans le domaine de l’éolien posé sont déjà bien engagés sur nos côtes, le plein essor de la filière EMR ne peut reposer que sur une vision industrielle ambitieuse pour l’éolien flottant. Notre pays a le potentiel humain, technologique et géographique pour devenir l’un des leaders mondiaux dans ce domaine. Ne manquons pas cette opportunité », plaident les élus bretons.


Selon eux, « l’ensemble des études réalisées sur l’éolien flottant, confortées par nos nombreux échanges avec les professionnels de la filière depuis plusieurs mois, souligne l’importance de définir des volumes suffisants et un cadencement pertinent pour garantir son développement ».


Ils demandent donc à Édouard Philippe « d’intervenir instamment pour que la filière de l’éolien flottant puisse trouver toute sa place dans le mix électrique français. C’est l’ensemble d’une industrie et des milliers d’emplois sur nos territoires qui sont en jeu ».


Les 18 signataires


Le texte est signé de 18 députés appartenant à la majorité présidentielle : les huit députés du Finistère, cinq du Morbihan (Hervé Pellois, Jimmy Pahun, Nicole Le Peilh, Paul Molac et Gwendal Rouillard), trois des Côtes-d’Armor (Bruno Joncour, Yannick Kerlogot et Éric Bothorel) et trois de l’Ille-et-Vilaine (Laurence Maillart-Méhaignerie, François André et Gaël Le Bohec).


Source : www.letelegramme.fr




Thèmes : electricite
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