Actualité

la Vie des Réseaux  > Actualité > L’éolien en mer, indispensable verrue

L’éolien en mer, indispensable verrue

Le 04 décembre 2018


envoyer imprimer

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit un parc éolien au large de Saint-Nazaire (44) d’ici la fin du quinquennat et quatre nouveaux appels d’offres. Insuffisant pour le patron de la Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, qui regrette un manque global d’ambition.




Nombreux, pourtant, sont les Bretons à s’en réjouir, au nom, d’abord, de l’esthétique. « Sauvegardons nos paysages », s’indignent Serge ou Neiz Vran : « Je ne veux pas d’éolien marin, déjà que sur la terre, c est moche ! ». Alain abonde : « Ouf, on va laisser la nature telle qu’on nous l’a donnée… ». 


Un argument un peu court pour Jean-Paul, ironique : « Vous trouvez ça beau les centrales nucléaires ? ». Le débat s’élargit aux difficultés techniques et climatiques. Guy s’y risque, : « Tôt ou tard, il faut redescendre sur terre et affronter le réel. L’éolien en mer coûte des sommes folles pour un rendement ridicule ! ». Restreindre les objectifs à 5,2 GW d’ici 2028, « voilà une excellente nouvelle » pour Evariste, « car il s’agit d’une escroquerie intellectuelle et financière… ». « Ni sur mer, ni sur terre », conclut-il comme d’autres diraient « même pas en rêve ! ». 


Après la plage, le désert…


Justement, Pascal en rêve, lui, et sait pourquoi : « Il va falloir se réveiller si on veut vivre au plan économique en Bretagne ouest ! Suite au Brexit, tout le commerce maritime nous échappe au profit des ports de la mer du Nord, y compris pour nos échanges avec l’Irlande ! Notre dépendance énergétique nous fragilise ! ». André est sur la même longueur d’ondes : « Bien sûr qu’il faut de l’éolien flottant, déconstructible et produisant de l’hydrogène ! Exit les câbles sous-marins, vivent les flottilles transportant cette énergie dans nos ports bretons ». Mais quand ? Robert, Bernard ou Jean-Paul s’impatientent : « Des discours, des discours de Macron, de De Rugy mais rien de concret » confie l’un, « du bla bla » poursuit l’autre… « Et pendant ce temps on continue à dilapider des milliards dans l’EPR ! », achève le troisième.
Pourquoi alors tant tergiverser ? Christophe a sa petite idée : « Notre territoire, la France - première puissance mondiale en savoir-faire nucléaire civil - sert de vitrine technologique depuis 40 ans. Cela explique le peu d’engouement pour les alternatives énergétiques… » Marin y voit plutôt la patte d’un jacobinisme outrancier : « La France, mais surtout Paris, ne sait absolument pas exploiter les forces de la mer. Pour eux, après la plage, il n’y a absolument rien ! ». Et de conclure, pessimiste : « Ce superbe potentiel bleu - et en quelque sorte vert - va finir par devenir notre cauchemar. Secouons le cocotier ! ». 


Source : www.letelegramme.fr




Thèmes : autre electricite
remonter Remonter