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Le parc éolien de La Crèche enflamme le conseil

Le 31 janvier 2020


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Un vent de tempête a soufflé sur le conseil communautaire. Le parc éolien supprimé à La Crèche a été au cœur de cette discorde.




Mercredi soir, avant que des turbulences ne secouent l’assemblée, Daniel Jollit, président, a dévoilé les grandes lignes suivies des corrections apportées au PLUi (Plan local d’urbanisme intercomunal) qui avait été retoqué par le préfet « en date du 5 août 2019 et qui a fait des remarques. Le PLUi a donc été retravaillé ». Le vice président Rémi-Papot, en charge du dossier et le président ont argumenté sur « les services de l’Etat qui jugent trop ambitieuses les prévisions démographiques ».



Philippe Mathis (La Crèche) est monté au créneau en évoquant l’attractivité du territoire et les réductions de zone à urbaniser, la suppression de l’une des deux zones éoliennes de sa commune. « Le projet présenté permettra à La Crèche de disposer pour ces dix ans à venir, de seulement trois lotissements d’habitations (80 habitations). Le compte n’y est pas ! La Crèche est dynamique et attire les familles et les entreprises. Comment, demain et après-demain, continuer à construire des maisons d’habitations mais aussi des logements sociaux avec si peu de superficie à bâtir ? Mon désaccord s’exprime ce soir aussi sur la suppression envisagée de la dernière zone éolienne prévue sur l’ouest du territoire du Haut Val de Sèvre à La Crèche. Des zones éoliennes qui avaient été prévues du temps du Pays. »



Et de rappeler qu’il y a deux ans, « le conseil municipal créchois s’était prononcé favorablement sur une étude. Compte tenu du fait qu’aucun opérateur public n’était capable de proposer une solution à notre commune, nous nous sommes tournés vers une société privée qui a travaillé sur le sujet. Sur ce secteur, quatre éoliennes distantes de 600 m de toute habitation permettraient d’alimenter 16.000 habitants. Comment aussi se résigner à faire une croix pure et simple sur une recette de 180.000€ prévue pendant 30 ans provenant des quatre éoliennes » Philippe Mathis estime que « les communes au sein de la communauté de communes sont traitées différemment. Les élus du conseil communautaire n’ont pas vocation à décider sur ce sujet de l’éolien à la place des élus créchois ».



Daniel Jollit a réagi en martelant : « Coohérence et solidarité veulent dire collectif. Dans PLUi, le i ne veut pas dire individuel mais intercommunal. En 2015, l’assainissement de La Crèche a été pris par la communauté de communes. Les élus créchois ne peuvent pas dire qu’on ne fait rien et je rappelle que La Crèche a fait faire une étude privée mais non publique Il est aussi préférable d’implanter les éoliennes, là où la zone de densité de population est la plus faible. Ce qui n’est pas le cas à la Crèche qui sans l’intercommunalité ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui ». Le PLUi a été adopté : 4 voix contre et 6 abstentions. 


Source : lanouvellerepublique.fr



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