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Ostende s’inquiète d’un projet éolien en France

Le 09 juillet 2019


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L’administration du port d’Ostende a à plusieurs reprises depuis le début de cette année mis en garde le ministre en charge de la Mer du nord, Philippe De Backer, et le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.




Le parc éolien que la France prévoit d’ériger au large de Dunkerque se trouve sur les routes maritimes reliant Ostende au Royaume-Uni. La Reine des plages risque de ne plus être accessible pour les ferrys à destination ou en provenance de Grande-Bretagne. Les responsables du port ostendais tirent la sonnette d’alarme et adresseront lundi un avis juridique aux autorités françaises. Sans réaction de la part de la France, d’autres démarches juridiques seront envisagées, a commenté Dirk Declerck, CEO du port d’Ostende dans De Tijd.


«Ce parc éolien risque de mettre à mal les services de ferry que le Royaume-Uni entend relancer à la suite du Brexit», ajoute M. Declerck. «Douvres et Ramsgate seront inaccessibles. Si le projet se poursuit, la route maritime classique, utilisée également par les autres navires, sera complètement bloquée.»


Pas de réaction française


Les autorités françaises ont accordé le mois dernier au groupe EDF le développement d’un nouveau parc éolien à 10 kilomètres au large de Dunkerque. Ce parc, d’une superficie de 70 kilomètres carrés, se situe à la limite des eaux territoriales belges. Quarante-cinq turbines doivent s’y dresser d’ici 2026.


L’administration du port d’Ostende a à plusieurs reprises depuis le début de cette année mis en garde le ministre en charge de la Mer du nord, Philippe De Backer, et le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Les autorités belges ont pris contact avec la France mais sans réaction officielle jusqu’ici.


Le fait qu’actuellement aucun service de ferry ne soit opérationnel n’est pas important dans cette affaire, selon le professeur gantois en Droit maritime, Eric Van Hooydonk, qui épaule le port d’Ostende dans ce dossier. «Les Etats côtiers ne peuvent pas exécuter, dans leur zone de 12 milles, de constructions susceptibles d’entraver l’accès des ports de pays voisins. C’est inscrit dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, signée par la Belgique et la France notamment.»


Source : www.lesoir.be




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