Actualité

la Vie des Réseaux  > Actualité > Sonatrach signe des contrats avec ENI et Total

Sonatrach signe des contrats avec ENI et Total

Le 02 novembre 2018


envoyer imprimer

La mise en évidence des potentialités en hydrocarbures de l’offshore algérien est officiellement lancée par le biais d’un premier contrat d’exploration signé, hier à Alger, entre le groupe Sonatrach, d’une part, et l’italien ENI et le français Total, d’autre part.




Un partenariat qui ciblera pour la première fois l’exploration et l’évaluation du potentiel pétrolier du bassin offshore algérien à l’est et à l’ouest des côtes du pays. Le financement, assuré à 50% par Sonatrach et 50% répartis à parts égales entre les deux partenaires étrangers, devrait permettre, via des travaux de sismique 3D et des forages expérimentaux, de déceler vers la fin de l’année en cours le potentiel d’hydrocarbures en mer, dans la perspective du lancement de la production de pétrole en mer. Une première pour le pays.


L’accord, qui a été signé en marge des travaux du sommet Algeria Future Energy, organisé depuis hier au Centre international des conférences (CIC) à Club des pins, «portera sur l’acquisition de données sismiques 3D, le traitement sismique et leurs interprétations, ainsi que le forage d’un puits d’exploration dans chacune des deux zones ciblées à l’est et à l’ouest du pays», précise Sonatrach. «Nous allons lancer, avec nos partenaires Total et ENI, une exploration en mer, ce qui ouvre une nouvelle ère pour nous» , a déclaré le vice- président du groupe algérien Farid Ghazali, lors de la signature du contrat.


Réagissant face à la presse, à l’issue de la cérémonie de signature, Patrick Pouyanné, PDG de Total, précise que son groupe «apporte sa technologie, son savoir-faire» en vue d’identifier les potentialités, puis de forer avec le groupe ENI deux puits, respectivement, à l’est et à l’ouest du pays. «J’espère que l’on fera de belles découvertes, même si l’offshore algérien n’est pas simple, parce qu’il est très profond avec des puits qui coûtent relativement cher en termes d’exploration, soit 50 à 60 millions de dollars.»


Pour sa part, Claudio Descalzi, PDG d’Eni, a déclaré : «Avec Sonatrach et Total, nous aurons l’occasion d’explorer les eaux profondes de l’offshore algérien, une province géologique pratiquement inexplorée, où Eni pourra contribuer en tirant parti de son expérience dans la Méditerranée orientale et son inventaire de technologies d’exploration avancées.» Le patron d’ENI a dit espérer «des résultats aussi probants que ceux décelés en Egypte». Patrick Pouyanné s’est montré, en revanche, plus mesuré, compte tenu de la nature de l’offshore algérien et du manque de données sur les périmètres à explorer.


Le tout premier contrat offshore concrétisé hier, entre Sonatrach et ses partenaires ENI et Total, intervient à l’issue de plusieurs études consacrées depuis 2016 au potentiel d’hydrocarbures au large des côtes algériennes, commandées par l’agence Alnaft, en collaboration avec plusieurs compagnies spécialistes de l’exploration en Méditerranée, dont ENI, Total et le norvégien Statoil. Des travaux de prospection qui laissent envisager une perspective de forage dans un délai de trois à quatre ans, avec au préalable une réadaptation de l’arsenal juridique.


Sonatrach cède 49% de Hassi Berkine à ENI


Un autre accord a été signé, hier, entre Sonatrach et Total dans le but d’identifier de nouvelles opportunités de projets dans le domaine des énergies renouvelables, notamment des projets ayant des capacités allant de 12 MWp à 110 MWp. Un partenariat qui inclut, selon Sonatrach, le transfert de compétences, de savoir-faire à travers l’acquisition et la capitalisation d’expériences dans le développement, la construction et l’exploitation de centrales électriques renouvelables.


Par ailleurs, Sonatrach et ENI ont officialisé la cession au profit d’ENI de 49% des intérêts de Sonatrach sur les trois périmètres de recherches dans le bassin de Berkine-Zemlet Elarbi, Sif Fatima et Orhoud II- détenus, à 100% par Sonatrach en vertu de contrats de recherche et d’exploitation signés avec l’agence Alnaft. Ces contrats de recherche et d’exploitation d’une durée de 25 années seront désormais financés en vertu de l’accord, à hauteur de 51% par Sonatrach et 49% par ENI. L’association Sonatrach-ENI prévoit d’atteindre, au terme d’un programme de développement, une production cumulée de 145 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) dont 14 milliards standards mètres cubes (GSm3) de gaz sec. L’association Sonatrach table par ailleurs sur un programme d’exploration pour un investissement de 80 millions de dollars, dont le forage de cinq nouveaux puits, ainsi qu’un programme de développement estimé à 1 milliard de dollars comprenant, notamment, une station de compression et le forage de 18 puits de développement ainsi que la réalisation d’un réseau de collecte des puits producteurs de gaz.


Source : www.elwatan.com




Thèmes : autre electricite
remonter Remonter