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Traque aux fuites dans les réseaux d’eaux

Le 04 février 2020


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Drones, intelligence artificielle, détecteurs acoustiques… viennent en renfort des techniciens des acteurs de la distribution d’eau et des services d’assainissement pour détecter, anticiper et limiter les fuites de réseaux d’eaux vieillissants qui laissent échapper en moyenne 20 % d’eau potable. Un gaspillage qui peut être limité.




Un litre d’eau potable sur cinq se perd dans la nature en parcourant quelques-uns des 856 000 km de tuyaux du réseau d’eau français. Un gâchis qui joue indirectement sur les factures d’eau des Français. Sur l’environnement, l’impact est d’autant plus fort que le vieillissement des réseaux de traitement des eaux usées est lui aussi bien réel. Les fuites d’eaux usées, non retraitées, contribuent à la pollution des sols. Le problème n’est pas nouveau. Son ampleur varie selon les territoires, avec des fuites plus importantes dans les petites communes à comparer avec les grandes agglomérations, et selon les régions. A cet égard, le Grand Ouest est plutôt bon élève.


Les drones à la rescousse


En 2018, le gouvernement lançait la 1ère séquence des Assises de l’eau, qui s’est conclue entre autres par un plan de rénovation des réseaux pour lutter contre les fuites dans les territoires ruraux. Depuis des années, rechercher et réparer les fuites d’eau est une priorité du secteur de la distribution d’eau et des services d’assainissement. Les investissements pour les détecter ou les anticiper sont importants. Les canalisations des collectivités comme des sites industriels ne sont pas toujours faciles d’accès. Réaliser des opérations de maintenance peut prendre du temps et entraîner des coupures de services etc. Alors, pour identifier les fuites ou les dégradations de canalisation  tout en minimisant l’impact des interventions et en assurant au mieux la sécurité de ses agents, SUEZ utilise depuis 2018 des drones, flottants ou volants, munis de capteurs pour réaliser l’inspection des réseaux d’assainissements par caméras.

 

Nettoyer c’est prévenir les fuites


Parfois, pour éviter un risque de fuite, il suffit de nettoyer les canalisations des dépôts et sédiments qui s’y accumulent. Dans ce domaine aussi l’innovation est de mise. Car nettoyage rime avec consommation d’eau ou de produits chimiques. En 2016, pour limiter l’impact environnemental lié au nettoyage, SUEZ a mis au point le système Ice Pigging, récompensé par un prix de l’innovation délivré par les acteurs mondiaux de l’agroalimentaire. Concrètement, le système envoie de la glace, qui a des propriétés abrasives, dans les tuyaux. Les quantités de glace à utiliser sont assez faibles. La glace est poussée dans les canalisations avec la pression du réseau et emporte sur son passage plus de 75 % des corps étrangers déposés. La glace récupérée en bout de chaîne part dans des circuits de traitement spécifiques.

 

L’intelligence artificielle au service de la traque


90 % des fuites dans les réseaux d’eau potable sont invisibles. Il faut donc se mettre à l’écoute du réseau pour les détecter. Si chez un particulier, cela peut prendre du temps de percevoir et d’identifier l’origine d’une goutte qui tombe, à l’échelle d’une commune, d’une agglomération cela s’avère bien plus complexe. La pose de sondes acoustiques tous les 800 mètres dans le réseau peut aider, les capteurs de débits et les compteurs de télérelève aussi… À condition de pouvoir gérer et analyser rapidement les millions de données fournies. C’est là que l’intelligence artificielle intervient. Les centres VISIO de SUEZ l’utilisent pour faire de la détection d’anomalies et bien d’autres choses, comme l’explique cette vidéo de 3 minutes, où l’on découvre les coulisses de la traque à Barcelone.

 

Avec ses systèmes logiciels AquaAdvanced®, les équipes des centres VISIO suivent les alertes en temps réel sur une carte et préviennent les opérateurs de terrains : les chercheurs de fuites. Ces derniers installent dans chaque rue de zone concernée de nouveaux capteurs acoustiques. Pour éviter au maximum les interférences sonores de l’environnement, c’est souvent la nuit qu’ils se mettent à l’écoute du réseau sur des zones de recherche limitées à 50 mètres. L’identification de l’origine de la fuite au mètre près se fait alors à l’aide d’une canne acoustique baptisée AquaTest. La précision est de mise, puisque pour réparer, il faudra percer la chaussée.


Source : Ouest-France.fr et suez



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