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Basculement du réseau téléphonique de cuivre

Le 23 février 2015


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La fin du cuivre serait annoncée pour 2022. Axelle Lemaire, la Secrétaire d'État au numérique vient de recevoir le rapport final de Paul Champsaur, président de l'Autorité de la statistique publique. Celui-ci préconise l'arrêt du réseau cuivre au profit du déploiement de la fibre.




Les travaux de la mission sur la transition vers les réseaux à très haut débit et l'extinction du réseau cuivre ont démarré en juillet 2013. Ceux-ci ont pour objectif d'identifier et d'évaluer les aspects économiques, techniques, juridiques et sociaux de l'extinction du réseau cuivre au profit de la fibre optique.


Au travers du plan "France très haut débit" (qui vise un débit descendant supérieur à 30 Mbit/s), la France s'est engagée dans un important chantier de modernisation de ses réseaux de communications électroniques, avec l'objectif d'assurer la couverture intégrale du territoire en très haut débit d'ici 2022. Une modernisation qui va notamment s'appuyer sur le déploiement de nouveaux réseaux de fibre optique jusqu'à l'abonné (FttH), par des opérateurs privés comme publics, pour un montant total d'investissement estimé à 20 milliards d'euros.


La mission propose notamment la création d'un statut de « zone fibrée », statut qui serait accordé par l'État lorsque la totalité d'une zone, par exemple une commune, est desservie par un réseau à très haut débit en fibre optique. L'accession au statut de « zone fibrée » déclencherait la mise en œuvre de mesures d'accompagnement pour migrer la totalité des utilisateurs du réseau de cuivre vers le réseau FttH.


À l'issue de son entretien avec Paul Champsaur, Emmanuel Macron a souligné que "les propositions formulées par la mission s'inscrivent dans la volonté du Gouvernement de fixer un cap clair, celui de l'investissement dans les réseaux à très haut débit ; de donner un horizon technologique, le remplacement du réseau historique de cuivre par des réseaux de fibre optique ; et de définir une méthode, en accompagnant l'ensemble des acteurs de l'industrie et des utilisateurs dans ce changement d'époque. C'est cette vision claire que le secteur est en droit d'attendre de l'État".


De son côté Axelle LEMAIRE a déclaré : "nous avons lancé un grand chantier d'infrastructures qu'est la couverture intégrale de notre territoire en très haut débit d'ici 2022, qui donnera à notre pays plusieurs années d'avance dans la compétition numérique. Le déploiement de ces nouveaux réseaux fibrés s'inscrit dans le long terme. Il nécessite de porter une ambition stratégique claire, visible et prévisible pour les collectivités locales qui investissent comme pour les opérateurs. Mieux définir les conditions de passage du réseau de cuivre aux réseaux de fibre optique va pleinement y contribuer".


Si le gouvernement mise sur 2022 pour atteindre l'objectif de la transition, le projet de la bascule du réseau cuivre vers le réseau optique reste très ambitieux et complexe, car il implique moult mutations, notamment au niveau des professionnels. En effet, comme le précise Ariase, "la migration ne se limitera pas à transformer les câbles de cuivre par des fibres ni à transformer les armoires DSLAM des centraux ADSL en baies optiques OLT ! De très nombreuses entreprises, industries ou encore des commerces utilisent des services conçus spécifiquement pour communiquer via le réseau téléphonique (télérelève, alarmes d'ascenseurs, télémaintenance...). Des changements qui auront un coût. Enfin, le basculement du cuivre vers la fibre implique également de préparer les acteurs concernés à un renouvellement des compétences de leurs salariés par exemple".


7 ans pour basculer 30 millions de lignes restantes, cela reste optimiste. Toujours est-il que cette mutation aura un impact direct sur les technologies de demain et sur les stratégies futures des opérateurs. Rassurons-nous, l'État a promis de veiller à ce que les conditions financières soient équitables pour tous les consommateurs...


Source : www.lesnumeriques.com



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