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La LGV Bordeaux-Toulouse ne sera pas différée

Le 23 février 2015


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La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse n'est pas dans le collimateur du gouvernement. La procédure d'appels d'offre est en cours et le dossier suit son cours. Normalement...




SNCF-Réseaux (ex-RFF) est formel : le chantier de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse ne sera pas différé d'un à deux ans comme pouvait le laisser croire le dispositif annoncé mercredi par le secrétaire d'État aux Transport Alain Vidalies. La LGV ne devrait pas souffrir non plus de retard dans le calendrier prévu avec la phase des enquêtes publiques qui précèdent les premiers coups de pioche prévus en 2017 ou 2018.


Mercredi, la communication du secrétariat d'État avait semé le trouble un court moment, laissant penser que la décision de report à deux ans valait pour tous «les travaux non encore commencés au 1er janvier 2015». De là à penser que la LGV s'intégrait naturellement dans le nouveau dispositif, il n'y avait qu'un pas. Il n'en est donc rien : Bordeaux-Toulouse reste programmée, comme les futures gares qui desserviront la ligne.


En fait, les opérations différées, telles qu'annonçaient par le gouvernement, visent une quinzaine de chantiers de taille moyenne pour toute la France. Il s'agit de travaux de réaménagement de gares et de renforcement de la signalisation. «C'est un problème de ressources humaines. On manque d'agents spécialisés, notamment d'essayeurs en signalisation mobilisés sur le raccordement des LGV en chantier. Nous ne sommes pas capables de former des essayeurs en deux ans», confirme SNCF Réseaux.


Reste que la grande vitesse est dans le collimateur du ministère des Transports. Pour Alain Vidalies, il est clair que les choix, ces dernières années, de lancer quatre LGV nouvelles ont joué au détriment de l'entretien des infrastructures existantes, avec la nette dégradation d'un réseau que déplorent les syndicats et les usagers du rail. Les économies réalisées grâce aux reports de chantiers seront affectées à la maintenance des Transilien et des TER pour en assurer la fiabilité et gommer les incidents trop fréquents. L'accident de Brétigny-sur-Orge a bousculé l'ordre des priorités.


Source : www.ladepeche.fr



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