Une nouvelle usine aux Etats-Unis pour Vallourec
Le 18 février 2010
Le titre du leader mondial des tubes en acier sans soudure, Vallourec, grimpait mardi matin à la Bourse de Paris après avoir annoncé la construction aux Etats-Unis d'une usine de tubes de petits diamètres qui va l'aider à se renforcer dans l'exploitation de gaz non conventionnel.
Le titre progressait de 4,95% à 132,40 euros dans un marché en hausse de 0,99%. Il enregistrait la plus forte hausse du CAC 40.
Depuis le début de l'année, le titre Vallourec a gagné près de 4%. A titre de comparaison, le CAC 40 a reculé de plus de 7%.
Lundi, Vallourec a annoncé la construction dans l'Ohio (nord des Etats-Unis) d'une usine de tubes de petits diamètres qui serviront à l'exploitation de gisements de gaz de schiste (un gaz non conventionnel).
Or, la production de gaz de schiste nécessite un nombre accru de tubes de petit diamètre de haut de gamme, souligne Jean-Luc Romain, analyste du CM-CIC Securities. En cause: le plus grand nombre de puits à forer et la mise en oeuvre d'une technologie particulière (la fracturation hydraulique).
Après une production initiale de 350.000 tonnes par an, l'unité de Vallourec devrait permettre de fabriquer 500.000 tonnes de tubes sans soudure par an, pour un investissement initial de 650 millions d'euros. Le démarrage est prévu au cours du quatrième trimestre 2011.
"Cette nouvelle usine sera une extension de celle qui existe déjà à Youngstown dans l'Ohio", soulignent les analystes de Société Générale.
"Elle va permettre au groupe de bénéficier de frais fixes et de synergies, ainsi que de la proximité du bassin de Marcellus (un important gisement de gaz de schiste aux Etats-Unis)", précisent-ils.
Pour M. Romain du CM-CIC, cet investissement aura un triple bénéfice pour Vallourec: l'accroissement de la production de tubes à haute valeur ajoutée sur un marché en expansion (les Etats-Unis), dans une zone à coûts relativement plus faibles qu'en Europe, et enfin, avec un meilleur équilibre en termes de devises de facturation et de production.
Et de rappeler que la concurrence dans ce secteur est relativement limitée aux Etats-Unis et que l'activité de forage connaît un redressement graduel.
Ainsi, l'analyste maintient son opinion sur le titre à "acheter" tout comme ses confrères de Goldman Sachs et de la Société Générale.
Les résultats annuels du groupe sont attendus le 23 février.
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