Parc éolien en mer de Saint-Brieuc. La CGT réagit

Le 31 janvier 2020


Certaines parties des fondations seront réalisées en Espagne. Le directeur d’Ailes Marines a estimé « la marche beaucoup trop haute » pour la réalisation de l’ensemble des éoliennes à Brest. La CGT de la navale brestoise grince des dents.




L’entretien avec Emmanuel Rollin, le directeur d’Ailes Marines, fait vivement réagir les représentants syndicaux de la CGT Bretagne. Le porteur du projet de parc éolien en baie de Saint-Brieuc y évoquait les raisons du partage de la fabrication avec l’Espagne. « Fabriquer des fondations « jackets », c’est extrêmement compliqué. […] Pour Brest, il s’agit d’une première expérience dans les énergies marines renouvelables. La marche était beaucoup trop haute pour fabriquer l’ensemble des éléments et faire l’assemblage ici » , expliquait-il.


Les syndicalistes invitent le directeur d’Ailes Marines à Brest


Pour la CGT, Emmanuel Rollin tente, en prenant les travailleurs de la navale de Brest pour « des ouvriers de bas étage » , de justifier que des pièces des éoliennes « censées contribuer à la transition énergétique vers le bas carbone vont faire des allers-retours entre la France et l’Espagne avec la participation du contribuable ».


« On pourrait lui répliquer que ce n’est quand même pas du niveau de la construction d’un porte-avions nucléaire ou d’un sous-marin lanceur d’engins » , lâche le syndicat, qui invite le directeur à venir les rencontrer à Brest.


Source : Ouest-France 



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