Réseaux d’éclairage et eau bientôt connectés

Le 21 février 2020


Le Finistère parie sur l’intelligence artificielle pour gérer les réseaux d’éclairage public ou d’eau potable. Lancé dans le pays d’Iroise, le « smart grid » a un an pour se déployer.




Des métropoles comme Angers ou Dijon ont déjà adopté la technologie. Le Finistère sera, selon son syndicat d’énergie, le premier département (hors Brest métropole) « connecté ». Lancé sur le territoire de la communauté de communes du Pays d’Iroise et à Ouessant, le réseau public d’objets connectés répond à une exigence de développement durable, selon Antoine Corolleur, le président du syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (Sdef). « La transition énergétique passera par le numérique », souligne-t-il. Dès début 2021, les 75 000 points lumineux qu’il gère pourront ainsi être pilotés à distance.


Économies d’énergie


À Milizac-Guipronvel et Saint-Renan, la réflexion porte également sur la gestion de la consommation et d’éventuelles fuites d’eau, via des compteurs connectés. « Nous avons aussi commencé à réfléchir à la question des ordures ménagères après avoir constaté que des conteneurs enterrés étaient relevés à moitié vides. La gestion de l’éclairage lors de manifestations publiques pourrait également, de cette façon, être simplifiée », illustre André Talarmin, le président de la communauté de communes du Pays d’Iroise, où les premiers services seront disponibles dès le mois de septembre prochain.


À terme, le « territoire intelligent » pourrait s’étendre aux places de stationnement ou encore au fonctionnement des bâtiments publics. Des évolutions susceptibles de dégager des économies d’énergie importantes, selon le président du Sdef, qui évoque « des écoles chauffées à des moments inappropriés ».


Technologie sans fil


Pour remporter le marché (2 M€ pour la première phase), Eiffage énergie systèmes, filiale du groupe du même nom, a fait appel à l’expertise de plusieurs entreprises : Qwant pour le traitement de données, la start-up bretonne Sensing Vision pour la conception du réseau et Dolmen qui déploiera une application permettant la remontée de signalements et l’information du public.


Le programme repose sur la technologie sans fil LoRa. « Économe en énergie et en nombre d’antennes », selon le Sdef, le système s’appuie sur les basses fréquences radio. Un système sans comparaison possible avec le décrié compteur Linky, défendent les partenaires de ce « territoire intelligent et connecté ». Y compris sur la question de la protection des données. « Eiffage ne sera propriétaire de rien », souligne Yannick Bunel, le directeur régional Ouest d’Eiffage énergie systèmes. La société a remporté le marché pour une durée de 4 ans.


Source : letelegramme.fr



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